"Le Fantôme de l'Opéra"

Ci-dessous, le récit du voyage à Londres d'Océane Lanoix qui a assisté à une représentation du "Fantôme de l'Opéra" au Her Majesty'sTheatre.

Cette œuvre, grand classique de la littérature française, est un roman fantastique écrit par Gaston Leroux en 1910. Il est inspiré de faits réels s’étant déroulés au célèbre « Opéra Garnier » de Paris, nommé « Opéra Populaire » dans le livre.

 

Petit résumé de l’histoire :

Il se passe d’étranges choses à l’Opéra Populaire de Paris : un machiniste est retrouvé pendu, un chandelier tombe sur le public en plein spectacle. Aussitôt, on attribue ces évènements à un homme au visage déformé, connu comme étant le « Fantôme de l’Opéra ». Tombé éperdument amoureux d’une danseuse nommée Christine Daaé, le Fantôme est prêt à tout pour la conquérir … y compris à écarter son fiancé, le vicomte de Chagny, et ce par tous les moyens. L’histoire de ce Fantôme remporta un tel succès qu’il fut adapté en film et en comédie musicale.

 

Avant de poursuivre, qu’est-ce qui différencie la comédie musicale de l’opéra ?

Apparue au début du XXème siècle, la comédie musicale est l’évolution moderne de l’opéra. Elle s'est particulièrement développée aux États-Unis (Broadway) et en Angleterre (Londres).

Composée par Andrew Lloyd Webber, « The Phantom of the Opera » est l’une des plus célèbres comédies musicales de l’histoire. Créée en 1986, l’œuvre est de nos jours encore, jouée dans le monde entier.

 

A Londres, « The Phantom of the Opera » est donné au Her Majesty’s Theatre là où fut donnée la première représentation. Le théâtre a été acheté par Andrew Lloyd Webber pour y produire uniquement « The Phantom of the Opera ». Depuis 28 ans, deux représentations par jour ont lieu avec un changement de casting chaque année.

 

A Broadway, « The Phantom of the Opera » se place comme étant la comédie musicale faisant le plus de recettes, dépassant « Cats » du même compositeur.

 

L’enregistrement du spectacle est le plus vendu au monde : plus de 40 millions de disques !

 

Son thème musical-phare est chanté dans des dizaines de langues :

Pour donner une représentation du « Fantôme de l’Opéra », il ne faut pas moins de 230 costumes, 50 acteurs, 281 bougies et un gigantesque chandelier de… 3 mètres de diamètre ! Quant à l’Opéra Garnier, il affiche maintenant sur la loge n°5 (loge réclamée par le Fantôme dans le livre) une plaque au nom du fantôme !


Je me suis rendue au Her Majesty’s Theatre de Londres pour assister à une représentation de « The Phantom of the Opera », avec, dans le rôle du Fantôme, Marcus Lovett (ténor) et dans le rôle de Christine, Sofia Escobar (soprano).

Tout le théâtre est décoré aux couleurs de la comédie musicale. Une pause appelée entracte sépare les deux parties du spectacle, souvent avant une scène où les acteurs doivent mettre de lourds costumes. Le début de la pause est accompagné de musique jouée par l’orchestre et les spectateurs peuvent se distraire en sortant de la salle.

Le Her Majesty’s Theatre est organisé en plusieurs niveaux : moins le niveau est élevé, plus les places sont chères. Dans l’ordre du moins onéreux au plus onéreux : les « Balcony », le « Grand Circle », le « Royal Circle » et les « Stalls ».

Les loges sont, quant à elles, situées à l’étage. En sortant du théâtre, on peut se diriger vers la « Stage door » d’où sortent les chanteurs que l’on peut rencontrer pour les féliciter pour leur prestation mais aussi leur demander un autographe.

Le Her Majesty’s (abrégé Her Maj) est situé dans la rue des théâtres, non loin du théâtre où est donnée une autre comédie musicale très célèbre « Les Misérables ». En marchant à travers Londres, on peut remarquer les nombreuses affiches publicitaires de comédies musicales, cette ville étant considérée comme le « centre de la comédie musicale ».


"The Phantom of the opera" mêle danse de ballet, scènes inspirées de divers opéras avec des costumes et des décors très recherchés. C'est un spectacle splendide et très apprécié autant par le public que par la ceritique. L'interprétation des chanteurs se rapproche volontairement de celle des chanteurs d'opéra : les chanteurs utilisent le vibrato et la technique du bel canto.


Je suis ressortie du théâtre grisée et exaltée par l'expérience que je venais de vivre (non sans verser quelques larmes, car "The Phantom" reste dramatique) et également très impressionnée par le fait qu'après 28 ans de représentations, la salle est toujours comble.

Texte et dessin d'Océane Lanoix