Rémi à l'Opéra Garnier

L’ « Opéra Garnier » ou « Palais Garnier » se situe dans le neuvième arrondissement de Paris, près de la station de métro  « Opéra », à l’extrémité de l’ « avenue de l’Opéra ».

L’opéra Garnier a ouvert ses portes pour la première fois en 1875. Il s’inscrit dans la continuité des transformations menées par Napoléon III et le préfet Haussmann. Cet opéra a longtemps été appelé l’ « Opéra de Paris », mais depuis l’ouverture de l’Opéra Bastille en 1989, on le désigne par le seul nom de son architecte : Charles Garnier.Sur l’une des façades de l’opéra se trouve un plan de l’opéra tel que l’avait conçu Charles Garnier. Je suis entré dans le palais par l’entrée qui était réservée autrefois aux gens fortunés. Cette entrée se situe sous l’escalier principal de l’opéra. A l’intérieur, on y découvre un gigantesque hall avec des colonnes en marbre et un plafond majestueux (photo N°1).

J’ai pu aussi admirer le dessous de l’escalier magnifiquement sculpté. Ce grand escalier en arrondi, orné de statues en bronze, a été construit avec plus de 30 marbres différents.

Le plafond du grand hall a été peint avec des matériaux venant d’Afrique et de Chine.

L’entrée de l’amphithéâtre est construite à la façon d’un temple grec avec une statue de la déesse Athéna de chaque côté de l’entrée (photo N°1) .

Lorsque l’on entre dans l’amphithéâtre, on découvre un magnifique plafond représentant les saisons où se mêlent des fées et des monuments de Paris (photo N°2).

La salle de spectacle, qui peut accueillir plus de 2000 spectateurs, a une forme propre aux opéras à l’Italienne en fer à cheval. La scène est immense : 15 mètres d’ouverture et 25 mètres de profondeur. La scène se prolonge par ce que l’on appelle les « dégagements ». C’est là que les artistes patientent avant d’entrer en scène et que l’on stocke une partie des accessoires et des décors.

Le plafond se situe à plus de 45 mètres de hauteur. C’est là que sont rangées les grandes toiles peintes qui servent de décors montés dans les « cintres »1. Certains décors peuvent aussi être stockés sous la scène qui a une profondeur de plus de 15 mètres où les décors sont prêts à surgir du plancher pendant ou après les entractes.

 

Les décors qui sont placés dans les dégagements sont sur des petits chariots à roulettes qui glissent dans des fentes appelées des « costières » qui se découvrent au fur et à mesure que le décor entre en scène.

Autrefois, les machinistes de l’opéra étaient des marins qui venaient travailler à l’opéra pendant qu’ils n’étaient pas en mer. Il y avait 135 machinistes. Tout était manœuvré à la main alors que maintenant tout est activé par des treuils électriques.

 

Dans les opéras à l’Italiennes, les scènes sont inclinées vers le public sinon les spectateurs des premiers rangs ne verraient pas l’ensemble de la scène.

Les décorateurs utilisent des illusions d’optique en plaçant les décors en décalé les uns derrière les autres. Ils utilisent aussi des effets spéciaux.

Entre la scène et les premiers sièges des spectateurs, il y a la fosse d’orchestre qui est composée d’environ 70 à 75 musiciens.

S’il le souhaite, le chef d’orchestre peut faire varier la hauteur de la fosse d’orchestre en fonction du nombre de musiciens.

Il y a aussi une salle de danse pour les répétitions des danseurs. Dans la page suivante, vous trouverez un tableau la représentant du temps de Charles Garnier (photo N°3).

Le palais Garnier a son propre corps de ballet, constitué de 150 danseurs dont 12 danseurs « étoiles ». Ils sont issus pour la plupart de l’école de danse du palais. Les plus jeunes ont 8 ans, on les surnomme « les petits rats de l’opéra ».

Les « tutus » pour la danse classique sont fabriqués à l’opéra Garnier. Les volants sont préparés et froissés à la main, les chapeaux sont aussi fabriqués sur mesure ainsi que les perruques qui sont confectionnées avec de vrais cheveux qu’il faut coudre un à un sur un morceau de tulle, puis couper et coiffer.

Dans le palais se trouve une reproduction de la galerie des glaces de Versailles. Les personnalités l’empruntaient pendant les entractes (photo N°4).

Au bout de cette galerie, se trouve un salon où les spectateurs pouvaient aller manger pendant les entractes. Il y a sur chaque mur une représentation d’une divinité avec des aliments et des boissons (photo N°5).

J’ai visité ensuite la bibliothèque de l’opéra. Elle est sur deux étages. On y trouve des centaines de manuscrits décrivant les pièces produites à l’opéra Garnier.

On trouve aussi dans la bibliothèque des maquettes des principaux opéras qui ont été joués à l’opéra Garnier.

Puis, j’ai visité le musée de l’opéra Garnier où sont exposés les costumes des chanteurs.

L’opéra Garnier est un chef d’oeuvre d’architecture, classé monument historique depuis 1923. Afin de découvrir toutes ses richesses, je vous conseille de le visiter avec un guide.


Article rédigé par Rémi Perfetti